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Options artistiques en danger !

vendredi 21 juin 2013
par  Secteur politique éducative

Le désengagement des DRAC constitue une involution inacceptable.

La DRAC (direction régionale des affaires culturelles) est un partenaire important des enseignements et ateliers artistiques dans les établissements. En finançant, notamment, la venue d’intervenants extérieurs, elle permet à ces enseignements de prendre tout leur sens, et de faire de l’enseignement artistique une pierre angulaire de la démocratisation de l’accès à la culture, tout en donnant aux élèves des voies de réussite et d’épanouissement personnel.

Or, les nouvelles mesures d’austérité annoncées par le gouvernement touchent notamment le ministère de la Culture, et, par ricochet, les DRAC qui pourraient ne plus soutenir les projets dans lesquels elles étaient jusque-là fortement engagées. C’est donc la pérennité de l’ensemble des options artistiques qui se trouve gravement menacée.

En terminale L : (coefficient 6)

Les enseignements de spécialité en théâtre, la danse, cinéma… sont des options avec pratique de l’option choisie. Ils se déroulent obligatoirement dans le cadre d’un partenariat mené avec des professionnels ou des structures reconnues. Les subventions données par la DRAC vont de 10000 à 15000 euros. ; or ces subventions pourraient baisser de deux tiers ! Outre le danger que constitueraient ces coupes claires pour des structures fragiles, on voit bien ce qu’elles impliquent pour l’enseignement artistique : une disparition programmée.

En cinq ans déjà, les intervenants extérieurs ont perdu 120 ETP pour arriver à 32…(cf. compte-rendu du CTA http://www.versailles.snes.edu/spip... )

Les ateliers artistiques :

Il s’agit des projets annuels concernant un groupe d’élèves volontaires, avec constitution d’un dossier. Le financement de ces ateliers se fait, conjointement, par le rectorat et la DRAC, dont la subvention peut aller jusqu’à 22000 euros. Si les DRAC se désengagent, comme cela semble être la tendance, le rectorat restera le seul financeur, ce qui ne permettra pas d’assurer l’ensemble des actions menées dans le cadre de ces ateliers. Face à cette incertitude, à l’heure actuelle, les équipes sont dans l’attente, les projets sont bloqués et le risque est grand de ne pas voir ces ateliers reconduits dès la rentrée prochaine : les structures artistiques partenaires, souvent fragiles, ne peuvent prendre le risque de s’engager pour une année sans aucune garantie. Au final, les élèves et les collègues seront durement touchés avec la suspension, voire la disparition, de ces ateliers pourtant souvent très populaires dans les établissements.

Les annonces très générales de la ministre de la culture concernant la « notion de parcours d’éducation artistique et culturelle » n’apportent aucune indication précise quant au devenir des ateliers et des options.

Le Snes national s’adresse aux différents ministres concernés.

Merci de nous faire remonter toute information concernant votre établissement (atelier suspendu, incertitude sur certains projets, devenir des options etc) à l’adresse suivante : lycee@versailles.snes.edu

Nous porterons et défendrons auprès des différents interlocuteurs des cas concrets.


Documents joints

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