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ParcourSup : ne pas barrer la route des élèves vers le supérieur !

lundi 18 mars 2019
par  Snes S3 SV

ParcourSup a marqué un changement radical d’approche de l’accès au supérieur en généralisant la sélection, y compris à l’université. Il s’agit là d’un recul sans précédent dans la démocratisation de notre système éducatif. Quoi en qu’en dise la Ministre de l’Enseignement supérieur, le bilan de la session 2018 est édifiant : des élèves qui sont restés de très nombreux jours sans proposition, une situation d’attente interminable pendant l’été, des soupçons, confirmés par la suite, d’élèves désavantagés du fait de leur lycée d’origine, une charge de travail accrue pour les PsyEN et les professeurs principaux, de nombreux bugs informatiques...la session 2018 a été un fiasco.

La FSU a demandé à plusieurs reprises un bilan académique en CTA. Les chiffres qui nous ont été fournis confirment notre appréciation de la session 2018 :

  • 70 703 candidats de l’académie ont confirmé au moins un voeu
  • 60 2014 qui ont reçu au moins une proposition
  • 45 361 qui ont accepté une proposition de manière définitive.
    En définitive, dans notre académie, seuls 64% des candidats ont été satisfaits par ParcourSup !

La question des capacités d’accueil et donc des places à créer dans le supérieur reste entière : 163 174 candidats avaient confirmé au moins un voeu, mais les capacités d’accueil sur la région parisienne étaient de 141656...
La FSU est également intervenue en CTA pour exiger que toute la lumière soit faite sur les taux de boursiers dans chaque licence, taux fixés par les Rectorats et qui ont été utilisés en 2018 pour réguler les flux davantage que pour une politique volontariste de mixité sociale.

Alors que de nombreuses voix (organisation syndicales des personnels, des étudiants, des lycéens, mais aussi le défenseur des Droits) ont pointé les problèmes posés par ParcourSup, le gouvernement persiste et signe.

La session 2019 reproduit les mêmes défauts et risque même d’aggraver certains dysfonctionnements : ainsi l’anonymat des dossiers est une fausse bonne idée dès lors qu’un élément essentiel du dossier reste visible : le lycée d’origine !

Le SNES-FSU continue de demander l’abrogation de la loi Orientation et Réussite des Etudiants, la suppression de la plateforme Parcoursup et la création dans l’enseignement supérieur de places à la hauteur des besoins. Dans l’immédiat, à l’heure où se tiennent les conseils de classe de Termìnale dans les lycées, le SNES-FSU appelle les enseignants à ne pas barrer la route de leurs élèves vers les formations post-bac lors du remplissage des « fiches Avenir ».
=>Dans la partie réservée aux professeurs principaux, porter un avis « très satisfaisant » sur les 4 pavés