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Retraités,notre cap syndical : actions et débats en vue carte pétition

mardi 1er septembre 2015
par  Snes S3 JJD

Action carte revendicative

Nous espérons que l’été vous aura offert des havres de fraîcheur, d’agréable détente et tout ce qui entretient l’esprit de résistance. Cette rentrée confronte en effet les syndiqué-e-s et plus largement le mouvement syndical à des questions lourdes, nationales et européennes.

F. Hollande maintient le cap de sa politique d’austérité aux effets pourtant désastreux. Croissance nulle, baisse des investissements et de la consommation des ménages au 2nd trimestre, triste record du chômage à ce jour avec plus de 5 millions de personnes au chômage total ou partiel : l’austérité est une impasse… sauf pour « des riches plus nombreux et de plus en plus riches » « (titre du Monde le 14 août), qui profitent de la manne boursière d’une économie financiarisée.

Après les lois Macron et Rebsamen, quels autres mauvais coups se préparent contre le droit du travail sous le prétexte de « simplifier » le code du travail, au nom de la défense de l’emploi bien sûr ?

La CGT, la FSU et Solidaires ont déjà pris date pour une journée d’action interprofessionnelle le 8 octobre, avec l’espoir d’élargir l’unité.

La rentrée, c’est aussi celle de nos collègues enseignants qui, avec le SNES, poursuivent la lutte contre la réforme des collèges, inspirée de l’OCDE, dont ils ne veulent pas. Nous serons à leurs côtés dans les manifestations de septembre et d’octobre.

La période pose aussi avec plus d’acuité la question du pouvoir d’achat : la Confédération Nationale des Familles évalue à plus de 3% l’augmentation des frais de scolarité, des associations d’étudiants alertent sur l’absence de toute mesure sociale cette année pour les étudiants non boursiers de familles modestes, la réception des « feuilles » d’imposition est une potion amère à avaler…

Et pour les retraité-e-s, c’est l’austère anniversaire d’une promesse non tenue par le gouvernement : celle de mettre fin au gel des pensions brutalement décrété, au mépris de la loi, au 1er octobre 2014, après le report de la revalorisation annuelle du 1er avril 2014 au 1er octobre . La dernière revalorisation des pensions, de 1% ( !), remonte donc au 1er avril 2013…`

carte verso

La carte revendicative

est la dernière initiative proposée par les 9 organisations de retraités qui organisent la protestation des retraités et en impulsent la mobilisation depuis 2014. Elle rappelle les coups portés au pouvoir d’achat des retraités et formule les revendications unitaires qui appellent de tout autres orientations pour une fiscalité plus progressive et plus juste, la recherche de financements pérennes pour la Sécurité Sociale, l’attribution de moyens pour satisfaire les besoins sociaux.
Un envoi à tous les retraités syndiqués est en cours avec cette carte et une enveloppe T pour le retour

Nous vous appelons donc à la signer et à la retourner sans délai au S3 sous l’enveloppe jointe (dispensée d’affranchissement).

A une période où les retraités sont encore volontiers nomades, cette carte, centralisée par les organisations, assurera la présence symbolique et la protestation réelle et légitime des retraités le 1er octobre , jour où elle sera remise solennellement à l’Elysée à l’issue d’une conférence de presse nationale.

carte format pdf à télécharger

La lutte contre la baisse des pensions est l’un des foyers de résistance contre les orientations libérales qui rêvent de livrer les retraites aux assurances et à la capitalisation et pour lesquelles l’augmentation de la durée de cotisation, humainement insupportable, vise essentiellement à diminuer les pensions.

La réforme des retraites est d’ailleurs l’un des diktats imposés aux Grecs par les serial killers de la troïka et de la finance qui ont montré avec quel cynisme et quelle violence les forces du capitalisme défendaient leurs intérêts, foulant aux pieds la démocratie quand un peuple dit « non » à l’austérité.

Dans un communiqué du 6 juillet, la FSU considère comme « urgent de travailler à des politiques alternatives fondées sur un autre partage des richesses », à la construction d’une autre Europe ; elle appelle « à développer la solidarité entre les peuples pour lutter contre les politiques d’austérité ».

Avec le SNES, elle doit jouer tout son rôle pour contribuer à la construction de solidarités européennes fortes car les questions posées en Grèce sur la légitimité de la dette, les logiques austéritaires, la construction européenne sont aussi les nôtres.

Peut-on par ailleurs accepter que les responsables politiques des pays européens fassent de l’Europe une forteresse contre les milliers de réfugiés, condamnés à l’exil - voire à la mort- par la détresse économique,la répression et les guerres ? La haine raciste et xénophobe des partis d’extrême-droite aurait-elle à ce point miné les consciences et paralysé les initiatives ? Là encore un mouvement de solidarité est à construire.

Cette rentrée n’est décidément pas tout à fait comme les autres et notre implication syndicale plus importante encore.
M. Beaulu-Barlier