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Val d’Oise : Bilan de l’audience à la DSDEN

lundi 26 novembre 2018
par  Snes S2 Val d’Oise

Deux mois et demi après la rentrée scolaire, une délégation du SNES FSU 95 a été reçue en audience jeudi 15 novembre 2018 par le DASEN, M. COSNARD, et le secrétaire général de la DSDEN, M. FRADIN. Cette audience avait été demandé par la section départementale fin septembre.

A l’heure où toutes les organisations syndicales inondent vos boîtes mails professionnelles car des élections professionnelles auront lieu du 29 novembre au 6 décembre, vos représentants départementaux du SNES-FSU 95 continuent à intervenir quotidiennement à vos côtés (heure mensuelle d’informations syndicales, accompagnement de délégation à la DSDEN, organisation de stages syndicaux...) et poursuivent le dialogue avec la Direction Académique pour améliorer vos conditions d’exercice.

N’étant pas déconnecté du quotidien des personnels, nous avons décidé de convier les collègues Psy-EN du CIO de Sarcelles dont les locaux font l’objet d’une fermeture administrative provisoire depuis jeudi 8 novembre. L’audience a démarré sur le sujet des CIO.

 Situtation du CIO de Sarcelles

Après un rassemblement réussi devant les portes fermées du CIO de Sarcelles, trois collègues Psy-EN ont été reçu par le DASEN lors de l’audience du SNES-FSU 95.
Les 14 Psy-EN, les 2 secrétaires et la directrice du site sont sans locaux depuis le 8 novembre. Les Psy-EN ont poursuivi leur travail dans les établissements dans lesquels ils travaillent en partie auprès de nos élèves, ceux qui sont scolarisés. Mais tout le travail mené sur le site du CIO, accueil des familles ou des élèves, accueil des décrocheurs qui cherchent à se former, accueil des primo-arrivants, n’est plus effectué. Quant aux secrétaires et la directrice, elles travaillaient à domicile.
Le DASEN a affirmé qu’il n’était pas envisagé de fermeture définitive du site malgré les craintes de tous. La fermeture était bien une décision indispensable pour permettre aux personnels et au public accueilli de travailler ensemble dans des locaux chauffés, dont les volets fonctionnent. Sauf que la conséquence de la fermeture administrative est que, pour l’instant, personne ne sait qui doit prendre en charge les travaux.
Nous avons dénoncé cette fermeture précipitée alors que les soucis de chauffage perdurent depuis des années sans solution de relogement préalable.
Le DASEN a reconnu que la convention n’était pas signée par les collectivités qui doivent intervenir (bâtiment appartenant à la Région et l’entretien revenant au Département). A l’heure où la loi veut régionaliser l’orientation et qu’on découvre de nombreuses entreprises privées qui sont sur ce secteur (coaching notamment), l’institution prend un grand risque de fragiliser le service public national d’orientation. Notamment quand le DASEN n’est pas en capacité d’indiquer un calendrier des travaux !

Le DASEN a profité de la présence des collègues du CIO de Sarcelles pour évoquer le sort des CIO de Cergy et d’Argenteuil.
Pour le CIO de Cergy qui est sur-occupé, logeant aussi le CIO de Pontoise qui n’a plus de locaux, les collègues ont exercé leur droit de retrait pour des suspicions de présence d’amiante dans les locaux. Le CHSCT était passé il y a plusieurs mois pour visiter les locaux et interroger les personnels. Il semblerait que les locaux occupés ne soient pas amiantés. La question de la sur-occupation reste tout de même un sujet préoccupant.
Le CIO d’Argenteuil fait lui l’objet d’un futur déménagement. En effet, la commune qui a mis à disposition les locaux, souhaite les récupérer pour les transformer en crèche (prérogative de cette collectivité). Elle ferait des efforts pour trouver des locaux au CIO. Mais pour l’instant, l’inquiétude des collègues est compréhensible car ils ne savent pas où ils seront en janvier !

 Conditions de rentrée 2018 et préparation de rentrée 2019

Après le sujet brulant des CIO et de leur devenir, le DASEN a balayé les conditions de rentrée en partageant avec nous les tensions consécutives à la hausse démographique que connaissent les 110 collèges et les 45 lycées du Val d’Oise. En effet, ce sont plus de 2000 élèves supplémentaires qui sont scolarisés dans le Second Degré dont 1700 dans les collèges.
Nous lui avons fait part de notre inquiétude quant aux effectifs par classe dans un contexte où la rentrée prochaine connaitra de nouveau une forte hausse démographique et ce malgré l’ouverture d’un 111e collège à Cormeilles-en Parisis.
Le DASEN, tout en étant conscient du nombre de logements qui se construisent dans tout le département pour répondre à la demande de nombreux Franciliens qui s’éloignent du cœur de la métropole parisienne, a reconnu ne pas savoir précisément si ces logements verront arriver des élèves dans les établissements.
Nous avons alors évoqué le manque d’attractivité de notre département et les vacances de postes qui continuent à augmenter (180 postes de mathématiques vacants dans le département). Ce sont 1200 contractuels qui ont été embauchés par le Rectorat pour assurer les cours. Ces collègues se retrouvent dans les établissements bien souvent sans formation, peu ou pas accompagnés et bien souvent licenciés en fin d’année. C’est ce que nous promet le projet CAP22 pour le devenir du service public d’éducation ! Nous avons insisté pour que le Val d’Oise puisse voir son nombre de postes créés augmenter mais pas en redéployant des moyens.

Nous avons aussi relaté les soucis d’emploi du temps à la rentrée qui deviennent désormais un rituel : combien d’emploi du temps différents ont reçu les collègues au cours du mois de septembre ? Combien d’erreurs pédagogiques (la même classe plusieurs heures par jour, non respect des horaires réglementaires...) découvrons-nous à chaque rentrée ?
Des établissements ont dû recourir à l’usage de la grève pour permettre aux personnels mais aussi aux élèves de faire leur année dans des conditions décentes.
Le DASEN sait combien la rentrée a été difficile dans de nombreux établissements. Il a même demandé que les chefs d’établissement demandent de l’aide quand ils n’y arrivaient pas seuls ou avec leur adjoint pour éviter les conflits générés par des emplois du temps catastrophiques.

Il a aussi évoqué sa rencontre avec la Présidente de la Région, Valérie PECRESSE, en mettant en avant un projet de développement des lycées professionnels en les rendant polyvalents. Pour information, 10 lycées du département sont dans cette situation. Quant aux devenirs des élèves du Second Degré, il a émis le souhait de développer davantage les filières post-Bac dans les lycées : il envisagerait de développer des classes d’IUT. Quid de nos statuts ? Les IUT dépendent des universités.

Nous avons enfin abordé la question du fonctionnement des vies scolaires et de nouveau déploré que le ministère, le rectorat et donc la DSDEN n’aient pas abondé le nombre de postes de CPE et d’AED au regard de la hausse démographique. Pour rappel, depuis plusieurs années, aucun poste d’AED n’a été créé dans le département et si, dans votre établissement les moyens ont peut-être augmenté, c’est par une opération de redéploiement.

 Dialogue social dans le département et dans les établissements

Nous avons commencé par évoquer la question de la transmission des documents dans le respect des délais dans les instances, y compris lors des Comités Techniques Spéciaux Départementaux, la DSDEN envoie aux représentants des personnels des documents erronés, remis tardivement. Le DASEN partage notre demande, lui même en étant parfois victime.
Nous avons réitéré notre demande pour que les élus au CA des collèges et lycées soient respectés et puissent disposer des documents de travail dans les 10 jours prévus.

Nous avons aussi abordé la question de la violence dans les établissements. Le DASEN a précisé que les forces de sécurité n’ont pas leur place dans les collèges et lycées si ce n’est dans leur intervention dans le cadre d’action de prévention et d’éducation.

Nous avons de nouveau déploré la remise en cause du droit syndical notamment dans l’accès aux établissements. Le DASEN va de nouveau rappeler aux chefs d’établissements que le respect du droit syndical permet d’apaiser souvent le dialogue social.

Vos représentants du SNES-FSU 95
Clarisse Bally, François Martin, Christophe Lucas et Dominique Oudot