Bac 2018 et Bac Blanquer : intox/désintox et analyse des projets en cours

lundi 18 juin 2018
par Snes S3 SV

Le début des épreuves écrites du baccalauréat général et technologique (rappelons que les épreuves du bac pro ont commencé depuis plusieurs semaines) va être l’occasion des marronniers médiatiques habituels, auxquels ne manqueront pas de s’ajouter les éléments de langage bien rodés du Ministre pour vendre sa réforme à venir du lycée et du bac. Ci-dessous, quelques rappels pour y voir plus clair...

 Bac 2018 : le supposé coût du bac, la complexité de l’organisation...intox et désintox

Le bac coûte t-il trop cher ? FAUX !
Le baccalauréat est régulièrement la cible de la Cour des Comptes qui l’épingle pour son prétendu coût pharaonique. En 2013, le SNPDEN-UNSA, principal syndicat des chefs d’établissements, chiffre, à grand renfort de relais médiatique, à 1,5 milliards d’euros le coût du bac, n’hésitant pas à opérer quelques manipulations grossières pour atteindre ce chiffre symbolique (en comptant par exemple, les heures de cours non réalisées en juin, mais dans ce cas, supprimer le bac ne permet pas de récupérer 1 milliard, sauf à fermer les établissements et ne pas payer les personnels, personnels de direction y compris...). Des chiffrages plus honnêtes ramènent le coût du bac à 80 millions d’euros. Mais analyser le bac à travers son coût est problématique.
Il convient plutôt de rappeler son utilité : s’il n’est pas, à lui seul, un instrument magique de lutte contre les inégalités, sa dimension nationale garantit que les élèves ne subissent pas le poids de leur origine sociale et géographique dans leurs études supérieures

Aujourd’hui, tout le monde a le bac ? FAUX
À la session 2015, environ 78 % d’une génération obtient le baccalauréat, soit 13 points de plus qu’en 2010. Sur le long terme, de plus en plus d’élèves issus des catégories les moins favorisées obtiennent le bac, ce qui marque une avancée réelle dans la démocratisation de notre système éducatif. Mais dans le détail, plusieurs chiffres attestent de la persistance de profondes inégalités sociales : par exemple, neuf enfants d’enseignants sur dix sont bacheliers mais ce n’est le cas que de quatre enfants d’ouvriers non qualifiés sur dix...

Le bac est trop complexe et évalue mal les élèves ?
Lire le décryptage sur le site du SNES un bac complexe : les idées reçues ont la vie dure

Le fort taux d’échec à l’université montre que le bac prépare mal à l’université ? FAUX
Lire le décryptage sur le site du SNES Échec à l’université, attention aux chiffres trompeurs

 Le bac Blanquer : une réforme inégalitaire pour les élèves et dangereuse pour les personnels

Le Ministre avance au pas de charge, en dépit des votes majoritairement contre au CSE. Mais une analyse détaillée des projets ministériels montrent que la réalité sera bien différente du lycée des possibles tant vanté par JM Blanquer !

  • Des lycéens mieux accompagnés, un libre choix des options, pas de suppressions de postes..
    Toutes les affirmations du Ministre sont analysées par le SNES-FSU. Résultat : beaucoup d’intox de la part de JM Blanquer...
    Lire l’article Le désintox Lycée Blanquer Bac Blanquer

  • lycée Blanquer : la folie évaluative !
    Du contrôle continu sur l’année de 1re et de terminale, des épreuves communes en 1re et en terminale, des épreuves après les vacances de printemps en terminale, et pour finir deux épreuves terminales en juin...mélangez-bien, vous obtenez un cocktail explosif et assez indigeste : près de 30 épreuves sur deux ans ! Ou comment le bac Blanquer devient une course infernale à l’évaluation. Le sujet de maths du bac : calculez le temps qu’il restera pour faire cours..
    Graphique : visualiser à quoi pourraient ressembler les années de 1re et de terminale

  • Lycée Blanquer : combien d’heures et de postes en moins dans votre lycée ?
    Avec l’outil développé par le SNES-FSU, calculez les effets du lycée Blanquer sur la DGH de votre lycée. Les premiers retours sont édifiants, près de 8% des DGH pourraient disparaître.

La mobilisation initiée par le SNES-FSU a permis de faire reculer le Ministère sur certains points, par exemple l’annualisation des services, lourde menace qui a été écartée. Aucun changement ne doit intervenir à la rentrée 2018, l’année prochaine est donc une année « blanche » . Le SNES-FSU continuera d’agir dès la rentrée 2018 pour faire reculer le Ministère et porter haut et fort ses propositions pour le lycée.


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