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[MAJ 14/06] J-1 - Grève du 17 juin : tous les outils pour l’action (vidéo, tribune, lettre aux parents...) - rassemblement à Paris

lundi 17 juin 2019
par  Snes S3 SV

Le SNES-FSU, avec une large intersyndicale, appelle à la grève le premier jour des épreuves du bac. Ci-dessous des outils à diffuser dans vos établissements : vidéo, tribune, lettre aux parents, questions/réponses....
Cet article sera régulièrement mis à jour, tenez-nous au courant de la mobilisation dans vos établissements !

 Dans l’action le 17 juin

Lundi 17/06  : pour défendre le bac, rassemblement intersyndical-associations, rendez-vous à 14h, rue du bac, à la sortie du métro ligne 12 – station « rue du bac »)

[Mise à jour 14 juin] J-3, fébrilité à tous les étages !
Dans notre académie (comme ailleurs), de nombreuses initiatives montrent que l’administration tente, par tous les moyens, de sauver les apparences : chefs d’établissement qui sollicitent les personnels du Rectorat pour venir surveiller lundi matin, pressions sur les AED, dont certains sont parfois convoqués en dehors de leur établissement, multiplication des convocations faisant dépasser le maxima de service hebdomadaire, convocations loufoques estampillées « réquisition » sans qu’il n’y ait un quelconque fondement juridique, sollicitations des parents...Si vous êtes confrontés à ce type de sollicitations et que vous avez des questions, contactez-nous sans attendre : perms2@versailles.snes.edu
Il s’agit là d’une première défaite politique pour le Ministre, bien obligé de reconnaître, en creux, que la mobilisation est bien là et qui, par ailleurs, s’est permis quelques sorties provocatrices, la dernière où il affirme avoir entendu le « souci des rémunérations » ! Le même Ministre qui fait passer en force un décret instaurant une 2ème heure sup’ obligatoire, qui n’est qu’un leurre de revalorisation ! Ce même mépris pour le travail des personnels se voit dans les dernières informations sur le Bac Blanquer avec un projet de calendrier qui réduit l’année de cours de terminale à 2 trimestres voir en détail, calendrier du bac : pour chaque solution, il y a un problème

La presse se fait largement l’écho de cet appel à la grève, notamment des revendications des personnels.
=>Témoignage de collègues d’un lycée de l’académie je ne me rendrai pas au lycée lundi et je l’assume (...) ce n’est pas une décision d’inconscient, au contraire, c’est une décision mûrement réfléchie (France Info)

[Mise à jour 12 juin] J-5, toujours aucune réponse du Ministre !

  • Edito de F.Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU Examen de conscience
    Le dialogue social ne peut rester un discours incantatoire et vide de contenu. Il vous reste quelques jours, Monsieur le Ministre, pour répondre à la colère des enseignants. Le 17 juin approche.
  • Chronique de Nicole Ferroni, France Inter (12 juin) : Le bac, les jeux olympiques du savoir
    « Ne jugeons pas trop ces professeurs qui pourraient faire grève des surveillances dès ce lundi pour leurs élèves, car à l’école comme en sport, aucun entraîneur n’aime voir ses sportifs être dépouillés de leurs seules chances de gagner. »

[Mise à jour 7 juin] J-10, avant le début des épreuves du bac, le Ministre n’a toujours pas répondu, la balle est pourtant dans son camp !

  • Tract du SNES-FSU national à diffuser
  • Le SNEP-FSU, ainsi que le collectif Aggionarmento Histoire-géographie se joignent à l’appel à la grève le 17 juin.
  • Un deuxième syndicat lycéen (le MNL) soutient la grève du 17 juin

[Mise à jour 05 juin]

  • L’UNL, syndicat lycéen, soutient la grève du lundi 17 juin. Lire le communiqué Lettre à nos profs

3 juin

  • Vidéo : retour sur une année de mobilisations et…de mépris. Le Ministre est le seul responsable de la situation


  • Tribune dans le JDD (2/06/2019) de Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU Pourquoi la grève du bac est nécessaire
    Cette modalité d’action est exceptionnelle et se veut à la mesure de la gravité de la situation. (…) Peut-être trop polis et respectueux de leur hiérarchie pour être écoutés, toujours soucieux de leurs élèves, ils n’ont obtenu que mépris et fins de non-recevoir. (….) Les lignes de force du projet éducatif porté par Jean-Michel Blanquer sont l’autoritarisme et l’inégalité (….) La menace est grande. Elle touche élèves et parents, livrés à eux-mêmes dans un système où survit le plus fort, mais aussi les professeurs, méprisés et réduits au rôle de simples exécutants (….) Si l’épreuve est perturbée, menant à son annulation et à la reconvocation des élèves, le ministre en portera l’entière responsabilité."

  • Lettre aux parents d’élèves : modèle de lettre à télécharger et à adapter si besoin à la situation de votre lycée pour expliquer les actions prévues
    Grève le 17/06 - lettre aux parents

 Questions/réponses

Pourquoi maintenant ?
Le service public d’Education est à un tournant de son histoire. Les réformes en cours dans l’Education Nationale, comme dans la Fonction Publique, dessinent les contours d’un système éducatif toujours plus inégalitaire, piloté par des logiques managériales dont on sait les ravages qu’elles ont pu faire dans le privé (comme le rappelle, dans un croisement inattendu de l’actualité, le procès France Télécom). Est-ce cet avenir que nous voulons pour nos élèves et nos métiers ?
Demain c’est le service public, c’est l’école qui va changer, c’est aujourd’hui qu’il faut agir !

Une année de mobilisation sans réponse
Depuis des mois, les personnels se mobilisent, avec le SNES-FSU, sous différentes formes : grèves, réunions d’informations, manifestations le samedi avec les parents, nuit du lycée…le Ministre est resté sourd à nos revendications et ne les a traité qu’avec mépris, balayant ainsi d’un revers de la main nos inquiétudes pour les élèves.

Les élèves sont « pris en otage » ?
L’annonce d’un appel à la grève a entrainé un déferlement de commentaires allant de la caricature aux propos fantaisistes (des militants LREM se proposant pour remplacer les profs pour le bac !) en passant par des déclarations très déplacées, à l’image de celles comparant la situation actuelle à une prise d’otage. C’est faire bien peu de cas des situations bien réelles et dramatiques qui ont eu lieu ces dernières années.
Il convient de rappeler, calmement, qui est responsable de la situation actuelle : les personnels qui, dans des conditions de plus en plus dégradées, continuent d’exercer leur métier et ont à cœur de faire réussir les élèves ?
C’est bien le Ministre qui est responsable de la situation actuelle, par son intransigeance et son mépris érigés en mode de gouvernance, qui mène à une impasse.

La responsabilité du ministre de l’Éducation nationale
Jean-Michel Blanquer est le seul et unique responsable de la situation : sur le fond, comme sur la forme, ses réformes marquent des reculs sans précédent.

Réforme du bac, du lycée, loi Blanquer, suppressions de postes : il s’agit bien de réformes qui vont institutionnaliser un système éducatif qui tourne le dos à son ambition de démocratisation des études. Il s’agit également de transformer nos métiers, en nous transformant en simple exécutant, sous la coupe de la hiérarchie.
Le Ministre s’est aussi distingué par un mépris qui est devenu la marque de fabrique de sa communication  : décret instituant une 2eme HSA obligatoire après deux votes contre unanimes au CTM, affirmations provocatrices selon lesquelles 80% des personnels le soutiennent, exercices de communication sur les réseaux sociaux, ou au service de la République en Marche (cf opération de phoning dans le cadre des élections européennes) plutôt que de répondre aux personnels, nombreux à manifester, comme par exemple le 18 mai, où près de 10000 personnes étaient dans la rue pour dire non aux réformes Blanquer !

Le SNES-FSU, avec l’intersyndicale, a fait le choix d’annoncer la mobilisation bien en amont du début des épreuves pour que le Ministre prenne la mesure de ce qui se joue. Il s’agit bien d’envoyer un signal fort, bien avant l’examen, en plaçant le Ministre face à ses responsabilités : s’il est bien celui qu’il prétend être, il doit ouvrir les négociations. La balle est dans son camp, s’il ne la saisit pas, c’est lui qui sera donc responsable de perturbations lors du bac.


Documents joints

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