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Créations de postes dans le 92 pour la rentrée 2016 : c’est insuffisant !

lundi 28 mars 2016
par  Snes S2 Hauts de Seine

La Direction académique va créer 67 postes supplémentaires pour la rentrée 2016 dans les collèges et lycées des Hauts-de-Seine, ce qui n’est pas négligeable.

Pourtant, à l’appel de la FSU (SNES et SNEP), l’ensemble des élu-e-s du Comité technique (sauf l’élu du SGEN-CFDT) ont voté contre la proposition du Directeur académique.

 Pourquoi un vote contre ?

  • 67 créations c’est insuffisant au regard de l’augmentation des effectifs (800 élèves de plus en lycée et seulement 46 créations nettes en lycée !). Cela n’améliorera pas les conditions de travail des collègues.
  • C’est insuffisant au regard des nombreuses suppressions depuis 2007. Il aurait fallu créer 150 postes dans le département cette année pour avoir le même ratio profs/élèves qu’en 2011 !
  • La Direction académique supprime plus de postes qu’elle n’en crée en Lycée professionnel alors qu’il est prévu une augmentation des effectifs.
  • Elle continue à réduire le nombre de SEGPA dans le département (15% de la carte en moins)
  • Effets de la Réforme des collèges : Un tiers des bilangues Anglais-Allemand sont supprimées + 60% des bilangues Anglais-Espagnol et 16 postes sont supprimés en Allemand, Lettres classiques et Technologie.
  • Le nouveau mode de calcul des DHG qui a des effets préjudiciables sur certains établissements notamment en Education prioritaire (voir la mobilisation sur Colombes)

Vote contre donc !

En revanche nous avons voté pour les 4 créations nettes de postes de CPE mais il reste quelques collèges sans CPE...

 Nouvelles règles sur les postes à complément de service : aucune concertation de la part de la Direction académique

La direction académique a décidé de changer les règles sur les postes à complément de service, sans aucune concertation avec les organisations syndicales et surtout sans aucune information des collègues .
Elle estime qu’elle n’a pas à informer un collègue sur son complément de service : ni sur le lieu ni sur la quotité. Elle n’a pas à lui laisser le choix entre l’acceptation d’un poste à complément de service ou éventuellement une mesure de carte, et cela contrairement aux pratiques antérieures.
Elle peut donc imposer un complément de service : lieu, quotité et en informant le collègue après le vote du Comité technique !!
C’est une dégradation pour les collègues concernés et c’est la seule direction académique de l’Académie de Versailles à faire ça.
Et encore une fois.... sans concertation....

Vos élu-e-s en Comité technique

Julien Beaussier, Marie-Pierre Carlotti, Jean-François Gay et Geneviève Royer
Pour le SNEP-FSU : Christel Giroud

 Déclaration préalable (extraits)

La FSU tient tout d’abord à exprimer sa solidarité avec les victimes des attentats de cette semaine, à Istanbul et à Bruxelles. Rien ne saurait excuser ou justifier ces actes barbares : ils visent directement les valeurs qui fondent nos sociétés. La volonté manifeste des commanditaires est de faire éclater la cohésion nationale. Nous ne tomberons ni dans le piège de la désignation de boucs émissaires ni dans celui du tout sécuritaire.
En ce moment-même se déroule une manifestation à l’appel des nombreuses organisations lycéennes et syndicales contre le projet de loi travail. C’est pour la FSU, une atteinte aux valeurs que nous portons et aux aspirations légitimes des salariés. Depuis trois semaines la FSU est au côté des associations de jeunesse et des salariés du privé et du public pour ne pas enterrer un siècle de conquêtes du droit du travail et pour lutter contre la précarisation généralisée.
La FSU dénonce aussi les faibles mesures annoncées la semaine dernière concernant les salaires : + 1,2 % en deux temps alors que les pertes subies par le gel du point d’indice depuis 2010 s’élèvent à 7,2% !
Pour ce qui regarde l’Éducation nationale, le refus de l’ensemble des collègues de la réforme du collège doit enfin être entendu. Pour la FSU, le décret doit être abrogé. Enfin le mensonge de la jeunesse « priorité nationale » est encore une fois avéré et nous allons encore en faire le constat lors de ce Comité technique. Les moyens ne sont pas à la hauteur des besoins, c’est bien le sens de la mobilisation actuelle de collèges et lycée sur Colombes.
Pour toutes ces raisons, la FSU et ses syndicats appellent les personnels à faire du 31 mars une journée de grève et de manifestation, avec les associations de jeunesse et l’ensemble des salariés.

Pour ce qui concerne l’objet de ce Comité technique :

Ce Comité technique s’ouvre avec la création de 67 postes supplémentaires plus 4 postes de CPE, ce qui n’est pas négligeable au regard des « heures postes » distribuées en janvier. La Direction académique a cherché à créer le maximum de postes possible à l’aide de vos services, Monsieur le Directeur académique, services que nous tenons, plus particulièrement, à remercier, au nom des collègues que nous représentons, pour leur efficacité et leur disponibilité.

Mais ces 67 créations nettes sont insuffisantes pour améliorer les conditions d’exercice des collègues et de réussite des élèves : les classes resteront pléthoriques, les possibilités de remédiation insuffisantes. Avec 46 créations nettes en lycée, c’est trop peu au regard de l’augmentation prévue des effectifs : plus de 800 élèves. En collège, les choix de la Direction académique notamment dans le calcul des dotations horaires à 30 élèves par division y compris en 6ème et surtout y compris en Education prioritaire sont préjudiciables ainsi seulement 31 postes sont créés... qui plus est les collègues d’Allemand, de Technologie et de Lettres classiques vont subir les conséquences de la Réforme du collège puisque 16 postes sont supprimés dans ces disciplines. A cela s’ajoute la suppression d’un tiers des classes bilangues Anglais-allemand dans le département, classes qui, pourtant, ont permis de sauver l’Allemand comme « Langue vivante Une » dans de nombreux collèges y compris dans des collèges relevant de l’Education prioritaire. Alors que ce dispositif avait été présenté par Madame la Ministre comme un marqueur des inégalités sociales entre les établissements, raison pour laquelle elle voulait le supprimer…
Le désaccord de certains collèges sur ces suppressions n’a pas été entendu comme par exemple à La Fontaine ou à George Sand. Nous demandons à Monsieur le Recteur de revenir sur sa décision. Au collège et lycée Michelet de Vanves, une DHG insuffisante provoque la suppression d’un poste d’EPS et met à mal l’enseignement de la natation alors qu’elle est une priorité nationale. Cela met en difficulté les collègues pour assurer les programmes.
Enfin la suppression de 12 postes en SEGPA est la conséquence de la suppression de 15% de la carte des SEGPA et cela au détriment de l’intérêt des élèves. Par ailleurs nous demandons aussi de revenir sur la décision de réduire le nombre de classes à Jean Renoir Boulogne et donc de revenir aussi sur la suppression du poste de PE.

L’enseignement professionnel est tout autant maltraité : il y a plus de suppressions que de créations ( -12 postes). Ce n’est pas en créant moins de postes avec plus d’élèves que l’on fera mieux réussir les élèves de l’enseignement Pro. La FSU reste en désaccord complet sur le transfert de la section SEN de Ionesco à Meudon.
L’investissement dans l’Education nationale est insuffisant notamment parce qu’il y a une hausse des effectifs et elle se traduit dans notre département par trop peu de créations et des choix préjudiciables (classes bilangues, SEGPA, enseignement Pro). Le retard accumulé depuis des années n’est toujours pas comblé. Si l’on remonte à l’année 2011, l’administration a créé une centaine de postes fixes en plus pour environ 3000 élèves en plus soit 1 poste pour 27 élèves, alors que la norme est de 1 poste pour 12 élèves. C’est 150 postes que la Direction académique aurait dû créer cette année pour avoir un taux d’encadrement équivalent à celui de la rentrée 2011…
Par ailleurs nous sommes scandalisés d’apprendre que les collègues n’ont plus besoin d’être informés en cas de Complément de service alors que justement les textes réglementaires précisent que c’est une obligation du Recteur. Nous ne comprenons pas que les collègues ne puissent plus donner leur accord pour un complément de service en connaissant le lieu et la quotité et en ayant le choix d’une éventuelle mesure de carte. Nous ne comprenons qu’il n’y ait eu aucune information des représentants des personnels et discussion en amont et surtout aucune information transparente auprès des collègues. Nous ne comprenons pas non plus que les pratiques soient différentes dans les autres départements. Pourquoi les enseignants des Hauts-de-Seine seraient-il plus maltraités que dans le 78 et le 91 ? Qu’est-ce qui justifie cette iniquité de traitement ?


Documents joints

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