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AG de établissements de Cergy Pontoise du 9 mars 2010

mercredi 10 mars 2010
par  Snes S2 Val d’Oise

La réunion des établissements de Cergy Pontoise s’est tenue à la maison des syndicats de Cergy mardi 9. Des collègues sont aussi venus de l’est du département.
Il y avait 45 collègues présents représentant 12 établissements :

  • le collège la Justice, Cergy
  • le collège Gérard Philipe, Cergy
  • le lycée Galilée, Cergy
  • le lycée de l’Hautil, Jouy le Moutier
  • le lycée Edmond Rostand, Saint Ouen l’Aumône
  • le lycée Jean Perrin, Saint Ouen l’Aumône,
  • le lycée Pissaro, Pontoise
  • le collège Nicolas Flamel, Pontoise
  • le collège La Bussie, Vauréal
  • le collège Léon Blum, Villiers le Bel
  • le collège Guillaumet, Jouy le Moutier
  • le collège les Touleuses, Cergy

Plusieurs établissements ont été en grève avant les vacances de février (la Justice, Gérard Philipe) pour protester en particulier contre les conditions de préparation de la rentrée et contre les réformes qui se mettent en place et qui dénaturent déjà nos métiers et attaquent nos disciplines (conseil pédagogique, socle commun, aide personnalisée... ). Partout les DHG posent problème, les taux d’HSA imposés sont trop lourds et la diminution des heures poste menace directement des postes. Or l’impression est largement partagée qu’il y a de moins en moins d’ajustements horaire à attendre d’une administration dont les moyens se réduisent d’année en année comme peau de chagrin.

La filière technologique est menacée, en LP les collègues doivent mettre en place le bac pro 3 ans sans toujours disposer d’informations précises de la part des corps d’inspection, en l’absence de manuels scolaire adaptés aux nouveaux programmes dans certains cas.

Le collège des Touleuses a débrayé pour protester contre les difficultés rencontrées dans la gestion des élèves et les tensions que cela engendre dans le fonctionnement de l’établissement.

Le collège Nicolas Flamel qui rencontre des problèmes extrêmement sérieux en la matière depuis trois ans a lui aussi été en grève pour obtenir des conditions d’exercice du métier qui soient dignes aussi bien des collègues que des élèves.

Beaucoup d’établissements font état de difficultés de cette nature (incivilités, violences, refus de respecter les adultes dans les couloirs, dégradations diverses...) les chefs d’établissements ne sanctionnant pas toujours les élèves responsables même lorsqu’il sont identifiés, ce qui participe d’une déstabilisation des équipes. Les collègues se sentent souvent remis en cause.

Le lycée Jean Perrin s’est mobilisé (occupation de l’établissement) contre les suppressions de postes qu’il permet programmer.

Le lycée de l’Hautil, imité par le collège la Justice a mis en place un comité de concertation qui vise à soumettre à son approbation toute nouvelle initiative pédagogique ou autre engageant les personnels éducatifs dans des actions ne relevant pas directement de leur fonction d’enseignement et/ou d’encadrement, et d’informer le Chef Etablissement de sa décision par le biais de ses représentants. Cette initiative a largement libéré la parole des collègues qui sentent ainsi qu’il retrouvent de la dignité.

Le niveau de mobilisation et de combativité est variable d’un établissement à l’autre, mais les inquiétudes et le ras-le-bol sont partagés par tous. Beaucoup de collègues ressentent le besoin de fédérer leurs expériences et d’être informés sur la façon de réagir face aux remises en causes de nos droits, de nos statuts, de nos disciplines. Les chefs d’établissements jouent souvent sur le clientélisme et tentent par tous les moyens de diviser les équipes.

Il apparaît nécessaire de se concerter avec les parents d’élèves, pour les informer de la réalité des projets de réforme du gouvernement et de l’impact que cela peut avoir pour leurs enfants. Au collège Gérard Philipe les professeurs ont décidé d’appeler les familles une par une afin de leur proposer une rencontre d’échange et d’information.

Beaucoup de collègues espèrent une montée en puissance de la mobilisation qui permette d’établir un rapport de force susceptible de faire reculer très vite le gouvernement.

Il est décidé de se retrouver la semaine prochaine pour faire le bilan de la journée du 12 et envisager des perspectives d’action au niveau de la ville nouvelle.