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Le CDEN sur « La réussite éducative dans le 95 enjeux et défis » a eu lundi 17 décembre.

mercredi 9 janvier 2008
par  Snes S2 Val d’Oise

Individualisation des parcours des élèves, contratualisation des moyens, socle commun. La réforme des politiques publiques est en marche dans le Val d’Oise.

LES EVS S’INVITENT AU CDEN

La FSU avait provoqué une manifestation des EVS devant la préfecture pour 17.30. Ces personnels précaires sont nombreux dont les contrats ont pris fin sans possibilité légale de renouvellement et sans autre solution pour la plupart que le retour à la case chômage. Le législateur n’a prévu de prendre en compte ni leur intérêt ni celui des élèves. Nous demandions qu’ils soient reçus par le Préfet ou l’un de ses collaborateurs directs. Ce fut une fin de non recevoir avec la promesse d’une audience entre Noël et le jour de l’an.

LE PRÉFET DONNE LE LA : L’HEURE C’EST L’HEURE !

Les représentants de la FSU, de la FCPE et de l’UNSA sont rentrés dans la salle du CDEN à 18.05. Le Préfet avait déjà ouvert la séance - à 18.00 pile sans la plupart des représentants des personnels et des parents donc.

LA DIFFICULTÉ SOCIALE N’EST PLUS UN ARGUMENT POUR L’ADMINISTRATION : IL FAUT INDIVIDUALISER LES PARCOURS...

Le Recteur avait commencé son discours d’introduction sur le thème « les résultats sont encourageants, on a déjà progressé on va progresser encore ».

L’Inspectrice d’Académie a pris la suite pour nous vanter l’individualisation du parcours de l’élève mettant celui-ci au centre du dispositif.

A chacune des demandes relatives aux moyens du département du Val d’Oise la réponse a oscillée entre « la solution est pédagogique » et "nous devons encore affiner les outils d’analyse.

Quand la FCPE a interrogé l’administration sur l’évaporation des élèves entre le CM2 et la 6è, le Recteur a expliqué que c’est un retour à la vérité des chiffres et l’Inspectrice d’Académie s’est placée sur le seul terrain de la baisse démographique et du solde migratoire. Aucune analyse sur la situation de l’emploi et le fait que les gens qui quittent le Val d’Oise sont majoritairement des actifs qui vont chercher ailleurs du travail.

Quand la FSU a posé le problème de la baisse de la scolarisation des moins de 3 ans la réponse a été « on les prend dans la limite des places disponibles ».

A aucun moment l’enjeu de la prise en charge de la difficulté sociale n’a été abordé en tant que tel.
La difficulté sociale externe a été minimisée. Pourtant, on constate deux choses fondamentales lorsqu’on observe son évolution sur plusieurs années :

1 - La situation des établissements les uns par rapport aux autres varie peu d’une année sur l’autre - en d’autres termes la composition sociale du public scolaire de chaque établissement reste relativement stable.

2 - Ce qui varie en revanche, c’est le poids relatif de la difficulté sociale dans chaque établissement - en d’autres termes le nombre de familles qui connaissent des difficultés ne cesse de croître et ce dans une grande partie du département.

Seul point positif l’éloge rendu au travail des enseignants, qui par leur investissement permettent d’aller au delà des résultats attendus.

... EN CONSÉQUENCE SEULE PRÉVAUT LA LOGIQUE D’ÉCONOMIES BUDGÉTAIRES : PLUS QUESTION DE MOYENS LA SEULE SOLUTION EST DE CONTRACTUALISER L’ACTION PÉDAGOGIQUE

Pour le Recteur l’objet du CDEN était de se mettre d’accord sur des chiffres et des réalités.
A la présentation de chiffres globaux, lorsque nous avons souligné la diversité des territoire et l’impossibilité de réduire la situation du département à une moyenne, lorsque nous avons demandé que l’on compare ce qui est comparable (à savoir l’Est du Val d’Oise et les communes de Seine Saint-Denis qui lui sont limitrophes) la réponse a été « nous ne pouvons pas vous répondre, il nous faut affiner les outils d’analyse »...

Seule solution proposée aux difficultés des élèves : les méthodes de travail, l’individualisation des parcours scolaires, la définition de stratégies de réussite différentiées en fonction des spécificités du public de chaque établissement. On retrouve ici en filigrane la question de l’individualisation mais appliquées non plus à l’élève mais aux équipes éducatives - on s’achemine sans que le mot soit prononcé vers une contractualisation des moyens établissement par établissement.

UN SOCLE COMMUN UTILITARISTE SUR FOND DE CULPABILISATION

La mise en oeuvre du socle commun risque donc de réduire l’école - ou du moins une partie des établissements - à une fonction professionnalisante et utilitariste, ou si l’on préfère à l’employabilité... Dans un contexte de contractualisation l’échec éventuel sera renvoyé à la responsabilité de l’enseignant ou de l’équipe éducative, de l’élève ou de sa famille mais pas à celle du système.

Il n’a jamais été question de moyens. Aucune donnée chiffrée. Tout est renvoyé sans le dire au niveau local, à chaque établissement.

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Il aura lieu le MARDI 12 FÉVRIER, inscrivez-vous dès à présent auprès de la section départementale sur snes95@versailles.snes.edu, pour ceux qui ont besoin d’une AUTORISATION D’ABSENCE renvoyez votre DEMANDE AU RECTEUR (attention elle doit partir PAR LA VOIE HIÉRARCHIQUE LE 12 JANVIER AU PLUS TARD).

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