Compte rendu de la CAPA Hors-Classe des CPE

Une double logique économique et politique contraire à la revalorisation pour tous obtenue en 1989 ou l’accès à la hors-classe réservée à une minorité sous le signe de l’arbitraire et de l’injustice !
jeudi 17 mai 2007
par Secteur CPE

La CAPA hors-classe des CPE s’est tenue le jeudi 10 mai 2007.

Les élus CPE du SNES ont préparé cette commission dans des conditions difficiles qui remettent en cause un véritable paritarisme :

  • calendrier serré imposé par l’Administration : remise tardive des documents avec information transmise le 25 avril pour préparer un groupe de travail le mercredi 02 mai et une CAPA le jeudi 10 mai.
  • étude des dossiers dans l’urgence : cette année, le nombre de collègues promouvables (ayant atteints le 7e échelon) s’élève à 468 pour 11 promotions, 10 obtenues au barème et une accordée grâce à la bonification exceptionnelle du Recteur !

Cette année, le barème du dernier promu s’élève à 180 points (date de naissance : 15 février 1954) et l’avis exceptionnel du Recteur (45 points) favorise un personnel au 10e échelon, classé au 28e rang avec un barème initial de 160 points.

Le manque de lisibilité du tableau d’avancement est d’autant plus flagrant que le barème est modifié chaque année, ce qui entraîne incontestablement pour chaque collègue une impossibilité de prendre rang d’une année sur l’autre. Du reste, le barème étant académique depuis 2005, l’absence de cadrage national accentue les disparités académiques. À cela s’ajoute l’architecture complexe du barème actuel :

  • bloc notation (sur 100) : note administrative coefficientée par 5,
  • bloc parcours de carrière (sur 70) : mode accès au 9e (grand choix), 10e (grand choix) et accès 11e,
  • bloc parcours professionnel (sur 20) : affectation ZEP,
  • bloc investissement professionnel (sur 95) : avis CE (sur 20) et IPR (sur 30) Avis du Recteur (45)

Du point de vue général, nous avons dénoncé les orientations gouvernementales qui introduisent le mérite et l’individualisation dans l’accès à la hors-classe au détriment des garanties collectives, porte ouverte à l’arbitraire et remise en cause de nos carrières. En effet, le bouleversement du barème tire un trait sur la hors-classe comme perspective de carrière et cet enjeu d’importance lié à cette opération de gestion assujettit davantage les CPE aux hiérarchies locales.

Plus spécifiquement, nous avons souligné les contradictions entre les avis portés par les chef d’établissement et les IPR.

Par ailleurs, nous avons également démontré que ces modalités d’évaluation constituent une source d’injustice et d’inégalité dont profitent exclusivement les collègues « reconnus » par l’Institution dans la mesure où il est matériellement impossible aux IPR de l’académie de visiter tous les collègues promouvables.

Un Bilan négatif déjà établi en 2006.

La création de la hors-classe en 1989 est un acquis considérable pour nos professions mais ne constitue pas un véritable débouché de carrière du fait notamment d’un contingent insuffisant de promotions.

Le Snes revendique une fin de carrière améliorée permettant à l’ensemble des collègues d’accéder à la hors-classe, fondée sur des critères nationaux, objectifs et transparents.

Cordialement

Les élus du SNES

Patrick BADER Jean-Marie BARBAZANGES Mireille CHARTON Michel CHASTAN

Mohamed FARÈS Yves GORE Marie-Claude GOURNAY Gilles LESAUVAGE


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