Retraités :Mercredi 29 janvier on continue

lundi 27 janvier 2020
par  Snes S3 JJD

SNES INFOS RETRAITÉ.ES VERSAILLES

Nos mobilisations seront victorieuses : grèves et manifestations Mercredi 29 janvier

  • Muré dans son obstination et son arrogance, le gouvernement n’entend pas le soutien de l’opinion publique au rejet de la réforme des retraites toujours largement majoritaire (61%).Il refuse de voir la détermination de celles et ceux qui par centaines de milliers ont manifesté vendredi 24 janvier dans un regain de la participation.
  • Les jours précédents, la combativité s’est exprimée dans de nombreuses initiatives parmi lesquelles de nombreuses AG, des retraites aux flambeaux (Poissy, Versailles, Rambouillet, Mantes, Pontoise, Palaiseau, Etampes..), une « casserolade » à Chatenay-Malabry etc. Les retraité.es ont largement participé à toutes ces actions.
  • A l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires et d’organisations de jeunes, à l’appel des fédérations de fonctionnaires CGT, FA, FO, FSU, Solidaires, la mobilisation se poursuit avec une nouvelle journée de grèves et manifestations poursuivie les 30 et 31 janvier par d’autres initiatives locales.
    RV : 13h30 place Italie à confirmer
  • Pour dissuader les militant.es et manifestant.es, la répression policière continue. Un militant de la FSU du 77 a été mis en garde à vue et déféré pour « outrages et violence » pour avoir refusé de se débadger (qui n’a aucun fondement légal) en quittant la manifestation vendredi.La FSU a condamné cette agression et intervient pour la libération sans charge de ce militant. http://fsu.fr/non-les-manifestant-e...

Sous couvert de dialogue et de « pédagogie », le gouvernement continue à avancer masqué dans l’espoir de passer en force.

  • Le projet de loi transmis au Conseil d’État et aux parlementaires est amputé de la pièce maîtresse du système, à savoir son financement, suite au retrait provisoire de l’âge « pivot » devant atteindre 64 ans en 2027 . Le souverain mépris s’étend aux parlementaires qui auront à débattre d’un projet vidé de sa substance, les conclusions de la Conférence de financement installée le 30 janvier pour proposer d’inacceptables autres régressions afin d’économiser 12 Mds faisant ensuite l’objet d’une ordonnance !
  • Après les oublis et contre-vérités de son simulateur, le gouvernement récidive avec l’étude d’impact de la réforme qui vient d’être publiée .C’est ce qui ressort des premières analyses faites d’un document de 1000 pages. Le collectif Nos retraites (CGT, FSU Attac, Fondation Copernic, Solidaires) dénonce « une étude truquée » puisque les cas-types retenus sont tous présentés avec un âge d’équilibre à 65 ans, quelle que soit leur année de naissance : le procédé fait ainsi disparaître une partie de la décote alors que le projet de loi prévoit clairement un âge évolutif en fonction de l’espérance de vie et des données budgétaires.
  • Le Conseil d’État pour sa part a émis aussi un avis très critique sur ce document. Il constate des « projections financières … lacunaires », notamment pour ce qui concerne l’évolution de l’âge d’équilibre, les dépenses d’assurance-chômage et pour les minima sociaux, le taux d’emploi des seniors.
  • Sur le projet de loi qui lui a été soumis, Ie Conseil d’État souligne « le manque de visibilité d’ensemble » établi par le recours aux ordonnances (29) au regard de la constitutionnalité de la réforme.
  • Il retoque la prétendue « garantie » de revalorisation des enseignant.es et des chercheur.ses par une loi de programmation (déjà dénoncée par la Fsu) qui est appelée à disparaître du texte de loi « car ses dispositions constituent une injonction au gouvernement de déposer un projet de loi et sont donc contraires à la constitution.
  • Le Conseil d’État cible même le thème-phare de la propagande gouvernementale (« chaque euro cotisé ouvre les mêmes droits à tous ») qui « reflète imparfaitement la complexité et la diversité des règles de cotisation et d’ouverture des droits définies par le projet de loi ». Il juge par ailleurs « regrettable » d’avoir dû travailler dans des conditions précipitées sur une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir … l’une des composantes majeures du contrat social ».
  • Ces critiques de la plus haute institution juridique administrative jettent un nouveau pavé dans la mare d’un gouvernement mis en difficulté de tous côtés. En confortant certaines des critiques adressées au projet de réforme, elles contribuent à renforcer l’exigence de son retrait.

Attaché.es à l’un des piliers de la protection sociale que constitue le système de retraites solidaire qui doit être amélioré, les retraité.es ont toutes les raisons de soutenir la lutte contre une réforme qui vise à accélérer la dérive vers leur paupérisation annoncée par les rapports officiels et contre laquelle ils continueront à se mobiliser.

Martine Beaulu-Barlier