Retraités Vendredi 24 Janvier

mardi 21 janvier 2020
par  Snes S3 JJD

SNES INFOS RETRAITÉ.E.S VERSAILLES

Pour le retrait de la réforme par points, faire du vendredi 24 janvier une journée massive de grèves et manifestations, jour de l’examen du projet de loi en conseil des ministres.
RV place de La République à 11h (en direction de Concorde)
Contacter les FSU ou SNES des départements pour les départs en bus.

Collectif nos retraites

-Projet de loi : en pj, analyse de ses orientations par le collectif « Nos retraites » auquel appartient la FSU.

Caisse de greve

-Solidarité financière avec les grévistes : la section académique du SNES-FSU de Versailles met en place une caisse de grève. Les informations sont disponibles en pj.

Mis en difficulté, le pouvoir et ses soutiens espèrent toujours un reflux du mouvement social même si la participation du privé n’est pas encore suffisante. Tintamarre médiatique, tentatives d’intimidation, éléments de langage repris en boucle visent par ailleurs à détourner l’attention de l’essentiel.

  • Après 45 jours de grève, durée inédite lourde pour les fins de mois, les AG de grévistes à la RATP et la SNCF ont débattu sur les modalités de poursuite de l’action. Les syndicats majoritaires réaffirment leur exigence de retrait de la réforme par points et appellent à la grève le 24 janvier.
  • On voit aussi que la dynamique de la mobilisation porte à des actions symboliques fortes, à la poursuite de la grève dans différents domaines : à la Banque de France, chez les avocats, les dockers, dans le monde de la culture… On peut dire que pas un jour ne se passe sans qu’ici ou là ne se tienne une initiative.
  • Le projet de loi confirme le bien fondé du rejet majoritaire des organisations syndicales et les analyses du groupe des 9 organisations de retraité.e.s sur les conséquences de la réforme sur les personnes en retraite (tract Leur « réforme » des retraites).

On peut y ajouter deux compléments pour les retraité.e.s :

  • l’article 11 précise que les modalités d’indexation des retraites « resteront fixées sur l’inflation ». Toutefois le nouveau conseil de pilotage du système « pourra prévoir un autre taux de revalorisation pour garantir le respect de la trajectoire financière pluriannuelle ». D’un même geste, le texte énonce la règle (déjà pénalisante pour les retraité.e.s) et le pouvoir d’y déroger ! L’autoritarisme dont a besoin une politique libérale pour s’imposer prévoit tout.
  • Quant à la pension de réversion (art.46), elle sera attribuée à partir de 55 ans, sans condition de ressources, mais sous condition de durée de mariage et de non-remariage après le décès. Cette pension majorée de la pension de droit direct du conjoint survivant correspondra à 70% des points de retraite acquis par le couple. Une ordonnance précisera les modalités pour les couples divorcés. C’est donc un recul pour les fonctionnaires pour qui n’existait pas de condition d’âge. Les chantres de la modernité tournent le dos aux évolutions sociétales pour des raisons budgétaires. Quant au montant que représentent ces 70%, tout dépendra de la valeur du point… Même si elles pourraient ne pas concerner les actuel.les retraité.e.s, de telles orientations sont aussi à combattre.

Ironie cynique du sort, E. Macron a reçu à Versailles les représentants des plus riches de la planète (banque JP Morgan, Microsoft, Uber, Danone…). Bon appétit, Messieurs ! Quel symbole de l’arrogance quand le pays refuse dans différentes luttes la mainmise de la finance sur la protection sociale, sur les services publics qu’il faut réduire (hôpital, Radio France, actions contre le bac Blanquer…) !
La loi « Grand Âge et autonomie » est reportée sine die alors que les besoins sont considérables. Le partage des richesses par l’impôt sur le revenu, les cotisations, les salaires relève de l’urgence sociale et économique.

Martine Beaulu-Barlier