Yvelines - DGH : Le SNES-FSU accompagne cinq établissements en Audience

lundi 10 juillet 2017
par Snes S2 Yvelines

Ce mercredi 5 juillet, à l’appel du SNES-FSU 78, cinq établissements des Yvelines se sont rassemblés devant la DSDEN afin de protester contre la manière dont la Direction Académique gère les ajustements de DGH en cours dans le département.

JPEG - 2.2 Mo Les délégations composées de représentants des enseignants et des fédérations de parents d’élèves, accompagnées par les militants de la section départementale du SNES ont été reçues par M. Macron, Directeur Académique Adjoint, et ont pu faire entendre leurs revendications. Au delà de la diversité des situations locales, tous les établissements rejettent de manière unanime la logique comptable de l’administration qui conduit à répartir les moyens entre les établissements sans se préoccuper de leur insuffisance chronique qui depuis de nombreuses années, rend l’exercice du métier de plus en plus difficile, et entraîne une dégradation continue des conditions de travail et d’étude. Les élus du SNES-FSU dans les instances départementales n’ont de cesse de dénoncer la baisse continue du taux d’encadrement dans le second degré, faute d’une augmentation des moyens qui soit à la mesure des besoins croissants générés par la forte poussée démographique et la démocratisation du système éducatif.

Face à la pénurie de moyens, et à l’évolution de certaines situations locales dans les établissements, l’Administration a fait le choix de procéder à des ajustements de DGH ou à des modifications de structure qui mettent à bas le travail de préparation de rentrée effectué par les équipes depuis le mois de février et la tenue des Conseils d’Administration. Ainsi, des heures ont été reprises arbitrairement à des établissements dont les prévisions d’effectifs sont revues à la baisse : moins 10 h au collège la Clef Saint Pierre d’ Elancourt, moins 20,5 heures au collège Maupassant de Houilles. Ceci entraîne la disparition de dispositifs d’aide et de dédoublements au collège Maupassant et la fermeture d’une division de 6e à au collège la Clef Saint Pierre. Une classe de Première L est également fermée au lycée Jeanne d’Albret de Saint Germain en Laye, fragilisant un poste de Lettres Modernes tandis qu’au collège Maupassant, un poste d’Espagnol et un poste de Maths sont en danger.

A des chiffres qui ne correspondent pas à la réalité du terrain (baisse d’effectifs sur-évaluée) s’ajoute le fait que les estimations sont faites sur l’ensemble des structures des établissements alors que les effets des variations d’effectifs peuvent être particulièrement marqués sur un niveau en particulier. Parallèlement, certains établissements qui devront faire face à une augmentation d’effectifs imprévue voient leur dotation abondée de manière insuffisante. Au collège le Village de Trappes, seulement 15 heures (au lieu des 29h règlementaires) sont octroyées pour ouvrir une 6e supplémentaire, et aucun moyen en plus n’est alloué pour faire face à la montée pédagogique des 5e et créer une division de 4e. Là encore, des dédoublements disparaissent, en particulier en Sciences Expérimentales, et des dispositifs d’accompagnement des élèves à besoins particuliers (PPRE, PAI …) ne sont plus financés. Enfin, les projets prévus pour améliorer le climat scolaire à Collège Paul Eluard de Guyancourt ne peuvent plus être mis en œuvre.

Les collègues ne peuvent se satisfaire de la réponse de l’Administration, dont la priorité assumée est l’affectation des élèves qui n’ont pas encore de place dans un établissement, sans se préoccuper de savoir s’ils y seront accueillis dans des conditions de travail et d’étude satisfaisantes. Les demandes particulières des établissements ne seront examinées qu’une fois que les structures seront stabilisées. Elles seront de nouveau l’objet de discussions lors du groupe de travail d’ajustement des dotations qui aura lieu le mercredi 12 Juillet. Tous les établissements peuvent encore faire part de leurs besoins aux élus du SNES-FSU en écrivant à snes78@versailles.snes.edu.

Le mercredi 12 juillet nous continuerons de porter avec détermination la parole des collègues et l’exigence d’un service public d’éducation ambitieux qui se donne les moyens de faire réussir tous les élèves.


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