Le CSA académique a examiné la carte des formations (langues, spécialités, séries technologiques) ainsi que les prévisions d’effectifs. Ces deux élément sont décisifs pour la préparation de rentrée.
Une politique ambitieuse de défense de la diversité linguistique et des enseignements artistiques, sans moyens réels
- Carte des langues et DNL
Comme les années précédentes, le Rectorat affiche une politique volontariste de défense des langues autres que l’anglais et l’espagnol, mais les moyens ne suivent pas ! En conséquence, l’allemand est une nouvelle fois en danger, comme le montrent les fermetures de classes bilangues ou de LV2 en cinquième. Dans certains cas, le Rectorat a rejeté les demandes de fermetures, dans un but d’affichage uniquement. Cependant, des ouvertures de groupes en langues à faible diffusion sont programmées.
En lycée, des ouvertures de DNL ont obtenu un avis favorable, pour beaucoup dans des disciplines autres que l’histoire-géographie.
Concurrence déloyale du privé
Dans un souci de transparence, l’académie publie la carte des langues par établissement, consultable via le lien suivant :
Carte interactive des langues proposées dans les établissements publics et privés
La carte montre le déséquilibre entre établissements privés et publics dans de nombreuses communes. Comment les établissements privés peuvent-ils proposer une telle diversité de langues quand les établissements publics sont contraints à faire des choix ? Une fois encore se pose la question des dotations accordées aux établissements privés qui semblent bénéficier de privilèges et de moyens supérieurs aux établissements publics.
Nous avons à nouveau défendu la nécessité de moyens fléchés pour les langues à faible diffusion et les enseignements artistiques
Carte des enseignements de spécialité en lycée : les effets délétères de la réforme du lycée pour une énième fois confirmés !
La carte des spécialités acte un certain nombre de fermetures de groupes qui n’étaient qu’affichés puisque jamais réellement ouverts. On constate à nouveau la fragilité des certaines spécialités comme Sciences de l’Ingénieur et HLP.
Surtout, l’enquête menée par le rectorat sur les choix de spécialités, démontre combien la réforme du lycée n’a fait qu’aggraver les biais de genre. Ainsi, on compte 82.4 % de filles en HLP mais 40.8 % en mathématiques, 46 % en Physique-chimie et pire encore, seulement 15.8 % en NSI !
Un argument supplémentaire pour continuer à revendiquer la remise à plat de la réforme du lycée !
Des prévisions d’effectifs qui ne doivent pas justifier une baisse des moyens !
L’Administration prévoit un ralentissement de la croissance des effectifs, en lien avec la montée de cohortes moins importantes en collège. Ainsi, une baisse s’amorce en collège, alors que les effectifs continuent à augmenter mais à un rythme moindre en lycée. Au niveau départemental, si le nombre d’élèves dans les second degré devrait encore augmenter en Essonne et dans le Val d’Oise, il commencera à baisser dans les Yvelines. Cette baisse, déjà enregistrée les années passées, se confirme dans les Hauts de Seine.
Alors que les moyens n’ont pas suivi les besoins depuis plusieurs années, nous avons défendu la nécessité de maintenir les moyens pour améliorer les conditions d’encadrement des élèves. Cependant, les annonces du ministre, laissent craindre une rentrée placée sous le signe de l’austérité.
Formations pendant les vacances : c’est toujours non !
Le programme des formations organisées par l’EAFC a aussi été présenté. La FSU a rappelé son opposition à ce système et rappelé que la formation continue devait se dérouler durant le temps de service.
