Le CSA académique s’est déroulé dans un contexte politique particulier, marqué par la nomination de Michel Barnier et une droitisation du gouvernement, en totale contradiction avec le Front républicain qui s’est exprimé dans les urnes.
Pour notre académie, le bilan provisoire de rentrée montre clairement que la politique éducative des gouvernements précédents et le refus de donner des moyens à hauteur des besoins, ont des conséquences délétères.
Des moyens insuffisants pour les élèves les plus fragiles
Des conditions d’accueil inacceptables en ULIS
La FSU a dénoncé le dépassement de la limite de 10 élèves en ULIS, par structure en collège et lycée. L’administration, arguant du manque de structures suffisantes et de la présence à temps partagé de certains élèves, avoue elle-même que certaines ULIS accueillent jusqu’à 15, voire 16 élèves, notamment dans les Yvelines ! La seule solution pour compenser cette situation plus que préjudiciable pour les élèves en situation de handicap, est de garantir en théorie la présence d’une deuxième AESH. Face à cette situation, les organisations syndicales ont voté à l’unanimité le vœu suivant
Augmentation de la dotation postes d’AESH, mais des recrutements toujours insuffisants !
Pour cette année, l’académie est pourvue de 200 ETP (équivalents temps plein) d’AESH. Il reste encore 3 000 élèves, début septembre, tous niveaux confondus, sans accompagnement. Même si les recrutements progressent, l’académie n’est pas parvenue à atteindre le plafond des 300 ETP alloués en plus par le ministère, ce qui explique un objectif moindre. Ces difficultés de recrutement démontrent encore une fois la nécessité de mieux rémunérer les AESH. La FSU a rappelé sa revendication de faire passer sous statut de fonctionnaire cette catégorie indispensable.
Des affectations encore problématiques pour de nombreux élèves
Comme chaque année, plusieurs milliers d’élèves n’ont pas reçu l’affectation souhaitée, essentiellement à l’issue de la troisième et de la seconde. Trois semaines, après la rentrée, l’administration affirmait qu’il restait encore 800 élèves sans affectations. La FSU dénonce les politiques de fermetures de classe en STMG, alors que les besoins existent, ainsi que l’évolution de la carte des formations dans la voie professionnelle. Les solutions proposées par l’administration, notamment en Essonne et dans les Yvelines, sont inacceptables. Ainsi, en STMG, il est demandé aux établissements d’élever les effectifs à 36 élèves par classe ! Certains élèves ont été affectés dans les 4 prépa-seconde, ce qui permet au rectorat de vanter la réussite de cette nouvelle structure. Dans de nombreux cas, les établissements sont très éloignés du domicile de ces élèves. Si on peut s’interroger, sur le fond, sur la politique d’orientation qui se fait parfois par défaut vers les formations tertiaires, ce problème récurrent illustre surtout le manque criant de moyens dans notre académie. La gestion à flux tendus et à court terme, ne fait qu’aggraver des conditions d’encadrement déjà dégradés, alors que les élèves concernés sont bien souvent les plus fragiles socialement et scolairement.
une rentrée réussie ? De nombreux non pourvus dans certaines disciplines et certains métiers
Le bilan provisoire de la rentrée démontrer, encore une fois, qu’il n’y a pas un professeur devant chaque classe à la rentrée. Il reste encore l’équivalent de 300 Équivalents Temps Plein à pourvoir. Les difficultés se concentrent de plus dans des disciplines comme la technologie et l’éducation musicale.
De même la situation demeure critique pour les personnels médico-sociaux : 52 postes de médecins scolaires, 23 d’infirmières et 29 d’assistantes sociales ne sont pas pourvus ! Les revalorisations insuffisantes pour ces métiers, pourtant indispensables, expliquent cette pénurie !
