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YVELINES. Rassemblement devant la DSDEN : Non aux dotations en berne !

Les collègues des collèges et des lycées yvelinois refusent une telle baisse des moyens
jeudi 21 février 2019
par  Snes S2 Yvelines

Mercredi 13 février, environ 70 personnes représentant une dizaine d’établissements yvelinois se sont rassemblées devant la DSDEN à l’appel du SNES-FSU afin d’être reçues et entendues sur les conséquences désastreuses des coupes budgétaires.

 Tour de parole : un état de lieux alarmant dans le département

Des dizaines de collègues et de parents s’étaient donné rendez-vous devant la Direction Académique des Yvelines pour manifester leur refus de la baisse des dotations et demander les moyens de préparer sereinement les conditions de rentrée dans leur établissement.

Le rassemblement a débuté par un tour de parole des collègues et des parents d’élèves des collèges et des lycées représentés, au cours duquel chacun a pu nous expliquer les conséquences concrètes de la baisse des moyens d’enseignement dans son établissement : classes de Quatrième à plus de trente élèves aux Collèges du Bois d’Aulne (Conflans Sainte Honorine) et des Molières (Les Essarts-Le-Roi), fermeture de deux divisions au collège L’Agiot (Elancourt), suppression du parcours avenir au Collège Paul Verlaine des Mureaux (REP), classes à 30 élèves au collège Gagarine de Trappes (REP+), 6 postes soumis au risque d’un complément de service au Collège Cassin de Chanteloup-Les-Vignes, (REP+), 8 postes menacés au Lycée Jean Monnet (La-Queue-Les-Yvelines), classes de Seconde à 36 au lycée Le Corbusier (Poissy), avenir des options artistiques au lycée Saint-Exupéry de Mantes-La-Jolie.

Tour de parole : Charlotté Bré, professeur de Français, élue au Conseil d’Administration et représentante syndicale SNES-FSU au Collège du Bois d’Aulne (Conflans) nous explique les conséquences de la baisse de dotation dans son établissement.

 Audiences auprès de la Direction Académique des Yvelines

Face à l’affluence des collègues et au nombre des délégations, la DSDEN a proposé de recevoir tous les établissements au cours d’une seule et même audience.
C’était sans compter sur la volonté manifeste des personnels et des usagers rassemblés de témoigner des conséquences concrètes d’une politique budgétaire sur le terrain. Bien décidés à détailler précisément les effets de la baisse de leur dotation sur les conditions d’enseignement, d’accompagnement, et d’encadrement des élèves, les collègues ont obtenu d’être reçus lors de trois délégations : Éducation Prioritaire, Collège, Lycée.
De son côté, la DSDEN s’est engagée à recevoir en audience chacun de ces établissements ultérieurement, une fois étudiée de plus près leur situation.

  • En Éducation Prioritaire, la situation est plus qu’inquiétante : dans nombre d’établissements, les dotations baissent de façon brutale et vertigineuse, avec pour conséquence la fermeture de dispositifs d’accompagnement, l’augmentation des effectifs par classe et la fragilisation voire la suppression de postes. Les parents d’élèves ont rappelé leur inquiétude de voir mise à mal la stabilité des équipes d’enseignants dont les conditions d’exercice vont encore se dégrader.
    Si la DSDEN rappelle que le calcul des dotations se fait sur la base de trente élèves par classe dans le cadre de la Réforme des Collèges 2016, elle souligne également l’engagement de la Direction Académique à soutenir les établissements de l’Éducation Prioritaire par une marge qualitative significative. Elle affirme prêter une attention particulière aux postes fragilisés.
  • En collège, les prévisions d’effectifs de la DSDEN ne correspondent pas aux effectifs constatés dans les classes et aux projections des collègues dans les établissements. Ces prévisions en baisse correspondent souvent à des effets de seuil, les écarts se situant aux alentours de multiples de trente élèves. La baisse prévisionnelle de quelques élèves a alors pour conséquence une perte de dotation équivalente à celle d’une division. Les collègues sont donc amenés à envisager de maintenir des divisions sur leur marge, ce qui les contraint à ne plus dédoubler les classes.
    Une représentante FCPE du Collège Phillipe de Champaigne, établissement sorti de l’Éducation Prioritaire en 2014, est intervenue pour rappeler l’importance de maintenir la mixité sociale dans ce collège public, ce qui ne peut se faire sans les moyens nécessaires à des conditions d’enseignement et d’apprentissage sereines.
  • * En lycée, l’impact de la réforme du lycée et des DGH contraintes se fait sentir. Au lycée le Corbusier de Poissy, les élèves hellénistes seront regroupés sur trois niveaux pour récupérer des heures sur la DGH et il est proposé aux équipes d’effectuer un choix entre augmenter encore les effectifs par classe en Seconde pour fermer une division ou ne plus financer l’EMC. Au lycée Jean Monnet de la Queue les Yvelines, grâce une forte mobilisation, 5 postes ont pu être préservés sur les 8 postes qu’il était envisagé de supprimer, mais 3 postes sont encore menacés. Enfin, au lycée Saint Exupéry de Mantes la Jolie, la DGH ne permet pas, en autres, de maintenir la diversité des options et des Langues Vivantes en classé préparatoire littéraire, et il n’est pas prévu dans le calcul prévisionnel des effectifs par classe, de place en nombre suffisant pour les doublants de Terminale.

Si vous souhaitez davantage d’informations concernant le calcul de votre dotation, n’hésitez pas à contacter la section départementale. Le CTSD « créations et suppressions de postes » se tiendra au mois de mars. D’ores et déjà, n’hésitez pas à nous contacter si des postes sont menacés dans votre établissement.