Loi travail : manifestation, occupation de lieux publics, où est notre place ? (intervention de Julien Beaussier, au nom du SNES Versailles, lors du congrès du SNES-FSU)

vendredi 1er avril 2016
par  Snes S3 MBV

Intervention de Julien Beaussier, au nom du SNES Versailles, lors du congrès national du SNES-FSU, le 1er avril matin

Hier la manifestation a été une réussite et s’est prolongée par la « nuit debout » dans de nombreuses villes. Sur l’académie de Versailles, dans les lycées, c’est une quinzaine de lycées qui ont été bloqués d’Arpajon à Neuilly sur Seine, d’Herblay à Gennevilliers avec des lycéens de plus en plus organisés partant de leur établissement en manif’ et faisant des AG dans les établissements. Les universités entrent aussi dans le mouvement comme la faculté d’Orsay absente jusqu’alors.

Manifestation, occupation de lieux publics, où est notre place ?

Dans la rue, car la loi travail est une attaque sans précédent des valeurs de solidarités que nous portons et parce qu’elle représente un recul social d’une ampleur inédite, notamment en inversant la hiérarchie des normes que nous combattons.

Dans la rue, au côté des autres syndicats de transformation sociale avec lesquels nous travaillons au rassemblement comme nous l’avons rappelé hier.

Au côté des étudiants et lycéens (nos élèves) pour qui nous sommes identifiés comme des interlocuteurs privilégiés et avec lesquels nous avons repris un contact précieux depuis le début de la mobilisation.

La FSU n’était pas suffisamment présente hier, oui, c’est vrai, mais ce combat est le nôtre et il est de notre responsabilité syndicale d’informer les collègues sur les liens entre loi travail et FP et plus généralement avec la politique d’austérité. Nos collègues non titulaires déjà précaires paieront cher cette loi travail.

Il faut donc se donner les moyens de mobiliser en produisant matériels et éléments de réflexions à diffuser largement auprès de nos syndiqués et des collègues.

Le 5 avril l’UNEF et la CGT appellent à manifester pour interpeller des parlementaires.

Le 9, un samedi, sera une étape importante et permettra de mobiliser notamment les salariés isolés ou qui subissent déjà le diktat du patronat.

Alors oui, pour nous il n’y a pas de doute la place d’un syndicat de transformation sociale est dans la rue, la mobilisation, la construction de la convergence des luttes (Collège 2016, Nouveau DNB, Livret de suivi de l’élèves) et non au café avec Laurent Berger ou dans une simple résistance passive.

Soyons, chers camarades, à la hauteur d’une mobilisation qui peut devenir historique, 80 ans après le Front populaire et 50 ans après la fondation de notre syndicat.


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