Pourquoi la lutte contre le projet de loi travail nous concerne tous ? Soyons dans l’action le mercredi 9 mars et signons la pétition « Loi travail non merci »

mardi 8 mars 2016
par  Snes S3 MBV

Le gouvernement poursuit sa fuite en avant néo-libérale, multipliant les mesures qui font le choix de préférer les intérêts du patronat plutôt que ceux des salariés et de la jeunesse, tout en refusant de rompre avec les politiques d’austérité.

La dernière annonce en est l’illustration la plus flagrante : le projet de « loi travail » organise un recul généralisé de la protection des salariés en inversant la hiérarchie des normes, faisant de l’entreprise et donc du chef d’entreprise, le maître en matière de décisions diverses (temps de travail, licenciement etc) au détriment des garanties collectives conquises par les luttes sociales depuis plus d’un siècle. Il s’agit donc bien de soumettre les salariés aux besoins d’un marché toujours plus dérégulé.

La réaction unanime des organisations de jeunes, des syndicats, la popularité de la pétition en ligne ont contraint le gouvernement à reculer de 15 jours la présentation de ce projet de loin en conseil des Ministres. Mais ce recul ne doit pas faire illusion. Le 1er ministre a lui-même admis qu’il s’agissait simplement de faire « bouger les curseurs », ce qui revient à entériner la philosophie général du texte, c’est-à-dire une protection moindre des salariés. Ce refus d’écouter la majorité devient une constante de ce gouvernement, qui reprend ici les mêmes schémas que sur la réforme du collège.

La mobilisation la plus large doit donc permettre de faire fléchir ce gouvernement de plus en plus discrédité.

Le SNES-FSU appelleà signer la pétition « Loi Travail, non merci » et à rejoindre, le mercredi 9 mars, les manifestations et initiatives prises en particulier par les organisations de la jeunesse pour le retrait de la loi El Khomri.

A l’appel d’une large intersyndicale régionale (FSU-CGT –FO – SOLIDAIRES – UNEF – FIDL – UNL), une manifestation partira à 12h30 du Medef (Rendez-vous FSU à l’angle de l’Avenue Bosquet et de l’avenue de la Motte-Picquet).
Cette manifestation sera suivie d’un rassemblement à 14 H place de la République à l’appel des organisations de jeunesse.

Alors que quelques voix médiatiques et politiques stigmatisent ces derniers jours le caractère virtuel de la contestation, répondons en étant présent pour cette première étape de la mobilisation.