Caractère national des diplômes en danger : exemple des langues, une motion présentée au CA du Lycée Vinci de St Germain (78)

jeudi 28 février 2013
par Snes S2 Yvelines

Motion présentée par les Enseignants
au Conseil d’Administration du Lycée De Vinci
Lundi 18 Février 2012

Les élus au Conseil d’Administration du Lycée de Vinci, réunis le Lundi 18 Février 2013, souhaitent attirer l’attention sur les problèmes posés par la généralisation des épreuves en cours de formation, en particulier pour le Baccalauréat Général et Technologique, mais aussi en Lycée Professionnel et en BTS.

De telles épreuves mettent en danger le caractère national du Baccalauréat et du BTS, garantie de l’égalité et de l’équité de traitement des candidats, au profit de diplômes dont une part croissante est délivrée localement, ce qui à terme pourrait entraîner une reconnaissance de leur qualité variable suivant l’image dont bénéficie l’établissement, les conditions d’études et de formation, le public accueilli, etc …
Les épreuves dites “en cours d’année” ou les contrôles en cours de formation entraînent par ailleurs une dégradation des conditions d’étude et de formation, et une réduction significative du temps de formation accordé aux candidats.
D’une part, car ayant lieu en cours d’année, elles racourcissent par définition le temps de formation théoriquement imparti aux candidats, c’est à dire la totalité de l’année scolaire. En d’autres termes, on met les élèves dans la situation d’être évalués sans leur laisser le temps adéquat pour être formés. A titre d’exemple, les élèves de Terminale Générale et Techonologique n’auront que deux trimestres pour se préparer à l’épreuve de compréhension orale de Langue Vivante 1, alors qu’ils ont en théorie jusqu’au mois de Juin pour atteindre le niveau B2 du CECRL).
D’autre part, car elles génèrent une augmentation du temps consacré à l’évaluation, au détriment de celui dévolu à la formation. Ainsi, la complexité de l’organisation de certaines épreuves (oraux de Langues Vivantes, épreuves de projet en série STI2D) entraînera nécessairement la banalisation d’heures de cours, y compris dans les classes ne préparant pas un examen, afin de libérer les enseignants pour la passation des épreuves.
Enfin, l’alourdissement de la charge de travail des enseignants (temps de concertation, conception de sujets et évaluation) engendre de fait une diminution du temps consacré aux autres activités pédagogiques.

Pour toutes ces raisons, nous demandons une remise à plat des modalités d’examen des Bacs Baccalauréat Général, Technologique et Professionnel, le retour à un cadrage national des examens et à une passation en fin d’année scolaire, afin de garantir une de garantir une formation de qualité pour tous, l’équité et l’égalité de traitement de tous les candidats sur l’ensemble national.

voir également :
le communiqué du SNES national « Bac 2013 : une galère pour les élèves et les profs »
L’article du SNES Versailles « Les langues vivantes à l’épreuve du bac »


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