MAI 2012 : PRES D’UNE CINQUANTAINE D’ENSEIGNANTS ONT PARTICIPE AU STAGE « LANGUES VIVANTES »

dimanche 13 mai 2012
par  Snes S3 MRP

Une cinquantaine de collègues de l’Académie ont assisté à ce stage, animé par Marc ROLLIN, co-responsable du groupe LV au niveau du S4.

Il y a longtemps que les LV sont le terrain privilégié d’« innovations » visant à imposer un dogme pédagogique, qui sont ensuite généralisées aux autres disciplines sans qu’aucun bilan n’en ait été tiré. La dernière en date, et non des moindres, est celle de l’organisation en « groupes de compétences ». Or on sait bien que les compétences n’ont aucun sens si elles ne sont pas reliées à des connaissances.

Il a donc été largement question du Livret Personnel de Compétences, qui ne se limite désormais plus au collège, puisqu’il doit apparaître au lycée. Au-delà de l’impossibilité d’affirmer qu’une compétence est définitivement acquise, ce qui discrédite totalement le LPC, une précision importante a été donnée quant à la façon de le remplir : quoiqu’en disent les chefs d’établissement, la validation détaillée des items ne doit obligatoirement être faite que si l’élève n’obtient pas la validation de la compétence considérée.

Le niveau A2, comme le B2I, ne sont plus des éléments éliminatoires pour l’obtention du DNB, puisque les textes prévoient que tous les piliers du socle doivent être validés. Sur le A2, il n’y a aucune obligation à ce que les élèves choisissent dès janvier la LV dans laquelle ils seront validés.

L’organisation des enseignements exclusivement centrée sur les compétences, l’introduction de gadgets comme la baladodiffusion qui permet à l’enseignant d’évaluer les prestations orales de tous les élèves, se traduisent par un surcroît de travail, soit dans l’établissement (nécessité de concertation), soit en dehors (correction individuelle des enregistrements).

La nouvelle évaluation au Bac, qui fait exploser l’examen terminal en le remplaçant par le CCF, préfigure sans aucun doute, si nous n’obtenons pas son abandon, l’introduction du CCF dans toutes les disciplines.
Projet de globalisation des heures de LV au collège comme au lycée, institution de « temps forts » consacrés aux LV dans le parcours scolaire, n’ont qu’un seul objectif : économiser des moyens. Voilà également qui pourrait être appliqué à toutes les disciplines sans aucune difficulté si nous ne nous y opposons pas.
Rappelons qu’aucune organisation pédagogique ne peut être mise en place dans un établissement sans qu’elle soit préalablement validée par le Conseil d’Administration.

De même aucune tâche hors obligations réglementaires de service ne peut être imposée aux collègues par le chef d’établissement. Cela concerne notamment les sorties, les voyages, et, en lycée, la préparation et le passage des certifications (qui sont délivrées par des officines privées).

Deux outils sont à votre disposition pour marquer votre opposition à ces attaques contre nos statuts :

Les enseignants de LV ne sont pas les seuls concernés, puisque tout est susceptible d’être généralisé aux autres disciplines. Il faut donc convaincre les collègues qu’ils doivent dès maintenant montrer leur opposition à ces projets, notamment en signant largement la pétition.