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Obligations de jury : pourquoi les trois Recteurs de l’Ile-de-France jouent aux Pères fouettards ?

dimanche 10 juin 2012
par  Snes S3 MBV

Juste avant les vacances d’avril, les trois Recteurs des académies de l’Ile-de-France ont adressé à l’ensemble des enseignants un courrier qui, tout en se fondant sur une base réglementaire exacte, n’en est pas moins comminatoire et autoritaire.

Ce courrier, véritable rappel à l’ordre, dessinait en creux le portrait d’enseignants rétifs voire réfractaires aux tâches de participation aux jurys d’examen en rappelant que s’y soustraire correspondait à un service non fait voire à un abandon de poste, ce qui entraîne des retraits d’un trentième jusqu’à réalisation du service.

Les trois sections académiques d’Ile-de-France du SNES ont réagi immédiatement en envoyant un courrier aux trois Recteurs concernés.

Vous le trouverez téléchargeable en ligne => ici.

La tenue des examens nationaux subit les contrecoups des choix éducatifs et budgétaire ravageurs de la politique du gouvernement : suppressions d’emploi qui réduisent d’autant le vivier de correcteurs, pénurie de personnels titulaires en raison de l’application forcené du dogme de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, « reconquête du mois de juin » sur des bases démagogiques débouchant sur la réduction des délais de correction et l’augmentation du nombre de copies...

Dans ce contexte, c’est bien l’attachement des personnels aux examens nationaux et leur dévouement qui ont permis dans des conditions difficiles et dans l’intérêt des élèves leur bonne tenue.

Le SNES a exigé des Recteurs qu’au lieu de jouer les Pères fouettards, ils assument leur responsabilité :

  • qu’en priorité doivent être mobilisés des collègues enseignant dans les classes d’examen ;
  • que les examinateurs ont droit à une formation – réunion d’harmonisation et de concertation – pratiquement impossible pour des examinateurs mobilisés au dernier moment et encore chargés d’enseignement ;
  • que les chefs de centre n’ont pas à alourdir le nombre de copies à corriger pour palier le manque d’enseignants sans en référer au SIEC. Il en est de même pour les convocations de dernière minute où un collègue doit corriger le même nombre de copies que ses collègues en moins de 48h ;
  • que les examinateurs ont droit à des remboursements rapides des frais qu’ils engagent, ce qui est très rarement le cas.

En cas de difficultés résultant d’une convocation (distance, délai...), n’hésitez pas à nous alerter.


Documents joints

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