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Compte rendu de l’audience SNES et SNEP du 6 octobre auprès de l’Inspecteur d’académie du 92

samedi 15 octobre 2011
par  Snes S2 Hauts de Seine

Nous avons été reçus en audience le 6 octobre par Monsieur Rosselet, Inspecteur d’académie des Hauts-de-Seine à la demande du SNES et SNEP pour faire un point sur la situation de rentrée

  Sur la situation de rentrée


Pour le SNES/SNEP
 : Quelle est l’évolution des effectifs ? Des H/E réels sachant que beaucoup d’établissement ont connu ont augmentation non prévue de leurs effectifs ? Des effectifs par classes qui sont devenus très lourds globalement, sur certains niveaux (6e, Seconde, Première, notamment) et dans certains établissements « très demandés » ?
Réponse de l’IA : Le bilan chiffré est en phase de remontée SCONET. Dans le cadre du bilan de gestion, le dialogue avec le chef d’établissement est permanent pour des ajustements entre prévisions et constat. Pour les ULIS et les classes relais, les moyens sont abondés en juin. Clairement, les moyens ne sont pas en progression, il y a eu 16 000 suppressions de postes, cela se traduit dans les structures. Par ailleurs, on ne peut pas ouvrir de structures supplémentaires, on travaille à capacités contraintes définies par les commissions hygiène et sécurité. L’idée de la construction d’un nouveau lycée est en discussion mais les délais de construction sont au minimum de 6 ans… C’est la région qui décide. La pression augmente sur les établissements de « bonne réputation » alors que d’autres établissements se vident, c’est là qu’il faudra mettre les options attractives.

SNES/SNEP  : Combien d’élèves n’étaient pas encore affectés à la rentrée ?
Réponse de l’IA : Environ 750, c’est plus que les années précédentes. Les dernières affectations ont été effectuées le 12 septembre.

SNES/SNEP  : Quel est l’état de la réserve en moyens d’enseignement ? Réponse : Très peu, environ 150 HSA n’ont pas été distribuées à ce stade et seront transformée au coup par coup en HSE, sur des projets. Environ 150 HSA ont été distribuées depuis la rentrée pour financer la création de nouvelles structures ou des options (voir notre article sur les ajustements de rentrée :

https://www.versailles.snes.edu/private/spip_syn/spip.php?article98 )

SNES/SNEP  : Une sorte de chantage s’instaure dans les établissements à propos des HSA pour le maintien des groupes ou d’options. Cela crée des tensions et du stress avec les Chefs d’établissement. Qui plus est, les emplois du temps se sont notablement dégradés surtout en lycée du fait de la réforme (+ contrainte des locaux)
Réponse : La pression sur les HSA n’est pas le fait de l’Inspection, il faut remonter au budget et à la loi de finance.

 Sur les postes non pourvus et le remplacement :

Nous avons fait état de nombreux postes non pourvus à la rentrée (enseignants et non-enseignants), surtout des bouts de BMP. Avec des collègues qui se retrouvent parfois avec 2 voire 3 établissements (l’IA nous a assuré qu’il n’y avait aucun collègue dans le département qui se retrouve sur 4 établissements… mais a acquiescé lorsque nous avons dit que de plus en plus de collègues étaient sur 3 supports…) Les possibilités de remplacement continuent à se dégrader.
l’IA renvoie la question du remplacement au local : il faut enrichir le « vivier local » (professeurs à la retraite, étudiants…) et recourir au remplacement de courte durée et pas obligatoirement dans la même discipline. Concrètement ça va être à l’établissement, voire aux collègues, de se trouver leurs propres solutions en matière de remplacement. Avant d’être malade ou en congé : contactez Pôle emploi…
L’utilisation des TZR doit être « optimisée » : bientôt 4 établissements voire 5… ??

Sur les non-enseignants : Environ 10 postes d’infirmière vacants sur 47 et 7 postes de médecins non pourvus sur environ 35. C’est pratiquement un quart des postes qui ne sont pas couverts !!! Il y a un problème de recrutement car les infirmières sont mieux payées en milieu hospitalier que dans l’Education Nationale (où elles ne sont toujours pas reconnues en catégorie A ).

 Vie scolaire :

Le gros des difficultés signalées en cette rentrée est concentré dans les problèmes de la Vie Scolaire, sur lesquels de nombreux établissements nous appellent et demandent audience à l’IA. La suppression des contrats aidés (CAE-CUI) qui ont représenté jusqu’à 25% des moyens de surveillance du département a déstabilisé les établissements qui avaient eu recours à ces emplois précaires comme palliatif de l’insuffisance des emplois statutaires. Ces CUI pouvaient aussi servir à d’autres tâches : secrétariat par exemple. Dans le même temps, la dotation pour les surveillants a baissé de 8 emplois pour la rentrée.

L’IA reconnaît les difficultés mais la suppression des contrats aidés n’est pas de son ressort (c’est lié à la politique de l’emploi). Nous l’alertons sur le risque d’une détérioration rapide de la situation dans certains établissements (multiplication de l’absentéisme, des conseils de discipline, de faits graves…).

Pour le SNES 92 :

Mathieu Allenet

Claudine Bezol

Dominique Devezeaux

Jean-François Gay (Secrétaire départemental du SNES)

Et Frédéric Greiner (Secrétaire départemental du SNEP)