CPE : REAGISSONS !

Compte rendu : GT sur les missions des CPE du 9 février
lundi 15 février 2010
par  Secteur CPE

Compte rendu : GT sur les missions des CPE du 9 février 

Dans notre dernière publication, nous vous informions de la convocation d’un groupe de travail (GT) mardi 9 février par le Recteur à la demande d’une organisation syndicale, le SGEN, pour examiner « les difficultés d’exercice des CPE et l’apport du corps d’inspection auprès des CPE ».

Dès réception de la convocation, nous avons écrit au Recteur pour dénoncer une composition biaisée qui ne respectait ni la parité ni la représentativité des organisations syndicales.
 
En effet, la composition décidée par le Recteur prévoyait 9 membres de l’Administration (la DRH, deux IPR, un I.A, deux membres des services de gestion et 3 chefs d’établissement) avec seulement 4 représentants CPE. Suite à notre courrier, l’octroi d’un second représentant accordé au SNES ne suffisait pas à rétablir la parité. Et encore moins à régler le problème de la représentativité.

 
Les votes de la profession lors des dernières élections professionnelles de décembre 2008, ont donné à la FSU (dont le SNES) la majorité absolue, 6 sièges sur 8, dans les instances paritaires académiques (Comité technique paritaire académique, CAPA). En donnant aux 4 organisations syndicales représentées au CTPA, le même nombre de représentants, l’Administration bafouait délibérément les choix exprimés par les personnels d’éducation.

Le SNES, soucieux de faire entendre et respecter les choix de la profession a donc décidé de se présenter au GT avec ses 6 élus accompagnés de la secrétaire générale académique.

Dès l’ouverture du GT, nous avons clairement exprimé notre volonté d’entamer des discussions dans une composition remodelée. Le SGEN, à l’origine de cette initiative rectorale, a pour sa part dénoncé aussi « le rapport de forces » installé dans le GT. Le SE a également critiqué « la portion congrue » laissée aux CPE dans le GT.

 De plus, nous avons demandé avec insistance des précisions sur les objectifs de ce GT convoqué sur des intitulés d’ordre du jour ambigus et sans aucun document préparatoire. Très clairement, nous avons dit qu’en aucune façon ce GT académique n’avait compétence pour redéfinir les textes nationaux régissant les missions et le métier des CPE.

La Secrétaire générale –adjointe de l’académie (Directrice des ressources humaines), tout en se retranchant derrière le fait que cette réunion n’était qu’un lieu de réflexion et n’avait nullement pouvoir décisionnaire, a cependant évoqué la nécessité « de faire évoluer le métier des CPE » parce que « tout change », révélant ainsi les véritables finalités et l’enjeu de ce GT.

  Pendant plus d’une heure, l’Administration nous a sommés de respecter la composition du GT arrêtée par le Recteur, nous accusant quasiment de crime de lèse majesté (« vous ne pouvez pas remettre en cause une décision du Recteur ») et d’opposition a priori, « à toutes les initiatives » de l’Administration. « Dès qu’un GT est convoqué ou quand on regroupe la formation continue par bassin, vous [les CPE] êtes dans l’opposition » a dit l’I.P.R, président de séance.
 

Les chefs d’établissement présents ont largement relayé ce discours insistant sur le fait que « des cadres A ne peuvent aller contre une décision du Recteur », et nous accusant de leur « faire perdre leur temps », voire de les « prendre en otage » et de décevoir « les espoirs que leurs CPE ont placé dans ce GT » (!!!). Ces prises de parole des représentants des personnels de direction nous ont conforté dans la dénonciation du déséquilibre des participants et sur l’objectif réel de ce GT.
 

Finalement, le président de séance, reportant sur le SNES la responsabilité d’avoir fait échouer cette réunion et esquivant celle bien réelle de l’Administration, a pris la décision de lever la séance. 
 

Cet incident prend toute sa mesure car il s’inscrit dans un contexte national et rectoral inquiétant pour notre profession : nouveau concours, volonté de plus en plus affirmée de nous voir intégrer l’équipe de direction, remise en cause ici et là des 35 heures, réseaux CPE sous tutelle,…
 

Il existe une volonté de « faire évoluer notre métier » mais en catimini sans débat contradictoire avec les élus et sans discuter avec les CPE en personne.
Préférant avancer par des chemins de traverse et de façon insidieuse, l’Administration s’appuie sur des textes dits de référence mais sans valeur réglementaire avec notamment l’imposition de projets vie scolaire qui, sous couvert de visibilité et de formalisation, nous astreint à une logique managériale et une culture administrative des résultats.
 

Nous pensons qu’il est temps de réagir !!!
 

 Faisons du mardi 30 mars une journée d’action nationale pour la défense et l’avenir du métier de CPE. Dans toutes les académies, vont se tenir des stages syndicaux afin de faire entendre nos revendications particulières.
 

Inscrivez-vous nombreux au stage syndical proposé par le SNES de l’Académie de Versailles.


Documents joints

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